Métamorphoses du vivant

Il y avait l’eau qui l’entourait, et l’air qu’elle respirait.

Masse carbonée en mouvement dansé, l’océan comme théâtre de ses cabrés.
Plonger, aller chercher dans l’obscurité le plancton qui la fait reine.
Se redresser, inspirer à la surface l’oxygène qui fait pulser le sang dans ses veines.
Elle, la baleine.

Mais le temps a passé, le plancton s’est raréfié, l’oxygène a diminué.
Son corps, lourd, a cessé de se mouvoir, et sur le fond, elle est tombée.

Incrustée. Sédiments, sable, roches. Sa peau s’est fissurée
Disloquée. Courants, poissons, crustacés. Ses chairs se sont dispersées.

De l’intérieur, le vide a progressé. Bientôt, seuls ses os témoignent de son passé.

Fossilisée.

Défragmentée – Encre à l’huile sur papier

Coeur de dragon – Encre à l’huile sur papier

Pulvériser – Encre à l’huile sur papier

Métamorphoses – Encre à l’huile sur papier

Sirène – Encre à l’huile sur papier